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L'entrepreneuriat féminin en Côte d'Ivoire : Défis, opportunités et accès au financement »

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L’entrepreneuriat féminin en Côte d’Ivoire : Défis, opportunités et accès au financement »

  • Posté par : cnda

1. Votre parcours et expertise

Bonjour et merci pour cette opportunité.

Je suis VALERIE N’TAKPE SERI, diplômée de l’ESCA-INPHB et Ingénieure en Techniques Bancaires, je suis aussi dotée d’un MBA en gestion d’entreprises. J’ai en 2014 fondé le groupe LEN’S MULTISERVICES, dont le cabinet de formation intervient dans l’accompagnement des femmes salariées à la reconversion professionnelle vers l’entrepreneuriat.

Ex-présidente du HCFCE- Haut Conseil des Femmes Cheffes d’Entreprise, mon mandat visait à œuvrer pour plus d’égalité de chance de réussite des femmes en entrepreneuriat. Bien évidement je suis membre active du COCOFCI – Compendium des Compétences Féminines de Côte d’Ivoire, et Experte Genre de la chaire UNESCO “eau, femmes et pouvoirs de décision” ou j’interviens souvent comme formatrice en LEADERSHIP féminin.

Ancienne banquier et directrice pays d’entreprises internationales basées en CI, ma passion pour l’accompagnement des entreprises m’a conduite à une reconversion professionnelle qui aujourd’hui me mets à la tête de la division APPUI AUX ENTREPRISES À FORT POTENTIEL DE CROISSANCE ET DES ETI (entreprises de Taille Intermédiaire) au sein de la Société d’Etat CÔTE D’IVOIRE PME.

Mon expertise porte sur l’accès au financement, la structuration de projets entrepreneuriaux et la mise en place de stratégies de croissance. J’ai eu l’opportunité de travailler sur plusieurs programmes d’accompagnement, ce qui m’a permis de comprendre les défis et les opportunités pour les femmes entrepreneures ivoiriennes.

2. L’entrepreneuriat féminin en Côte d’Ivoire

  • Selon vous, quelles sont les spécificités de l’entrepreneuriat féminin en Côte d’Ivoire ? Quels sont les principaux obstacles que rencontrent les femmes dans le développement de leurs entreprises ?
  • Quelles sont les opportunités qui se présentent aux femmes entrepreneures ivoiriennes aujourd’hui, en particulier dans les secteurs où elles sont de plus en plus présentes ?
  •  Selon vous, quelles sont les spécificités de l’entrepreneuriat féminin en côte d’ivoire ?
  • Quels sont les principaux obstacles que rencontrent les femmes dans leurs entreprises ?
  •  Quelles sont les opportunités qui se présentent aux femmes entrepreneures ivoiriennes aujourd’hui, en particulier dans les secteurs où elles sont de plus en plus présentes ?

Au sein de notre société ivoirienne profondément dominée par la bureaucratie, où le fonctionnariat est valorisé activement par les familles, devenant du coup l’option idéale de la réussite, l’entrepreneuriat est souvent marginalisé et considéré avec condescendance.

D’aucuns avancent qu’on va à l’entrepreneuriat par contrainte ou par désespoir, quand on a échoué à intégrer la fonction publique ou à obtenir un emploi dans une entreprise privée de la place.

Cependant, la côte d’ivoire comme d’autres nations dans le monde, n’aménage aucun effort pour promouvoir l’entrepreneuriat aussi bien chez les jeunes que chez les femmes.

Ainsi donc, l’entrepreneuriat est perçu comme une alternative probante pour contribuer à l’employabilité et à la réduction de la pauvreté dans notre pays.

De ce fait, l’entrepreneuriat, en particulier chez les femmes et le travail indépendant en général, c’est-à-dire le fait de travailler sans patron, que ce soit dans une micro, petite, moyenne ou grande entreprise, constituent un important vecteur d’autonomisation des femmes et de la lutte contre la pauvreté en côte d’ivoire.

En côte d’ivoire, l’entrepreneuriat est dominé à près de 90% par les hommes. Mais Il est bien réjouissant de constater aujourd’hui que les femmes font davantage leur place dans le domaine.

On peut donc se demander quelles sont les spécificités de l’entrepreneuriat féminin en côte d’ivoire ?

En effet, l’entrepreneuriat féminin en côte d’ivoire se caractérise par une forte envie des femmes de se lancer, pour être libre, créer sa vie, être soi ; parfois, elles se lancent par nécessité ou par volonté de subvenir aux charges familiales, mais aussi par la peur de rater, de perdre de l’argent…

Ces femmes entrepreneures sont à près de 98% dans l’informel, selon l’Enquête nationale sur la situation de l’emploi et le secteur informel (ENSESI) effectuée par l’Institut national de la statistique (2019) et domines fortement le secteur artisanat (coiffure, couture, soin de beauté…), l’agro-transformation et le commerce.

On constate que les femmes ivoiriennes sont des entrepreneures plus mesurées que les hommes, dû au fait qu’elles ont la peur de l’échec financier de leur entreprise.

Les femmes entrepreneures sont confrontées à plusieurs obstacles. En côte d’ivoire nous observons parmi tant d’autres :

Les stéréotypes de genre, qui perpétuent l’idée que les hommes sont mieux adaptés à la gestion des entreprises. Cette conception alimente un manque de confiance en soi, minimisant leur compétence et leur réussite. Elles ont peur de se lancer et beaucoup renoncent à leur projet à cause de cela.

Nous avons également l’accès au financement qui constitue le principal frein à la création comme au développement des entreprises des femmes. En effet, elles estiment qu’elles ont deux fois plus de chance de se voir refuser un prêt bancaire que les hommes.

A cela s’ajoute l’articulation entre vie privée et vie professionnelle. La vie familiale incombe essentiellement aux femmes entrepreneures ivoiriennes. Ainsi, concilier son rôle de maman et sa casquette de chef d’entreprise apparait comme un véritable défi à relever pour certaines.

En effet, ces entrepreneures considèrent l’articulation entre les temps personnels et professionnels comme une difficulté pour entreprendre. Cela constitue un véritable frein pour les femmes, puis qu’elles cessent leur projet entrepreneurial ou activité à cause d’une évolution de leur situation personnelle. Ce qui n’est pas vraiment le cas chez les hommes.

Malgré tous ces freins, les femmes ivoiriennes sont d’un nombre considérable à vouloir se lancer ou développer leur entreprise.

Le plus dur finalement, comme dans tout changement, semble de se lancer, faire les premières démarches. D’où l’importance d’un bon accompagnement par des structures dédiées et outillées comme Côte d’Ivoire PME, à la création et au développement d’entreprise, pour une meilleure confiance en soi, en l’avenir et un chemin vers la réussite.

Quelles sont donc les opportunités qui se présentent aux femmes entrepreneures ivoiriennes dans les secteurs où elles sont de plus en plus présentes ?

En Côte d’Ivoire les femmes entrepreneures exercent plus dans l’agroalimentaire, l’agriculture, le commerce, l’agro-industrie, l’artisanat…

Le gouvernement et les organisations non gouvernementales déploient de nombreuses initiatives pour que les femmes puissent apporter pleinement leur contribution à l’économie nationale pour un développement durable et une croissance économique intégrée. La Côte d’Ivoire ne veut pas se priver de la contribution des femmes à l’économie nationale. Le gouvernement met tout en œuvre pour permettre aux femmes qui représentent 47,8% de la population ivoirienne d’apporter leur pierre à la construction d’une Côte d’Ivoire solidaire.

Le gouvernement à travers le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant a lancé en 2020 le programme Usines des femmes de Côte d’Ivoire (USIFEM-CI). Usifem-CI cible tout particulièrement les femmes agricultrices et vise à doter les associations et groupements de femmes des trente et une (31) régions et de deux (2) districts autonomes de la Côte d’Ivoire, d’unités de transformation semi-industrielle de produits agricoles. On peut citer également le Programme d’Appui aux Femmes Exportatrices (PAFE) piloté par Côte d’Ivoire PME. Ce projet s’inscrit dans la vision “Côte d’Ivoire Solidaire” du Gouvernement et apporte un soutien particulier aux femmes qui sont dans l’agroalimentaire pour qu’elles soient plus compétitives afin d’exporter leurs produits sur le marché international.

Nous enregistrons plusieurs projets et programmes pilotés par Côte d’Ivoire PME (CI-PME), tels que FEMMpact et autres, pour lesquels nous avons un regard particulier, tourné vers la femme entrepreneure (30 à 50% de femmes comme mesure d’impact sur certains projets tels que le PA-PSGOUV et le PEJEDEC 3) et leur permettre aussi donc d’avoir un appui financier et technique sur les différents leviers de performance de leurs entreprises. « CI-PME aide les femmes à mieux structurer leurs entreprises. Elle les forme à la pratique de bonne gestion, la stratégie marketing, les finances et la production ». Toutes ces opportunités sont à saisir et à exploiter afin qu’aux côtés de l’homme, la femme joue pleinement son rôle dans le développement des activités économiques de la côte d’ivoire.

Au regard des contraintes rencontrées par les femmes et des opportunités qui s’offrent à elles pour la création et le développement d’une PME, certaines mesures méritent d’être envisagées.

Ainsi souhaiterions-nous que les actions gouvernementales visent prioritairement à inculquer l’esprit d’entreprise aux femmes et à renforcer des programmes spécifiques de renforcement des capacités à la création, au financement et au développement des entreprises des femmes.

3. L’accès au financement

  • L’accès au financement reste un enjeu majeur pour les femmes entrepreneures. Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui cherchent à lever des fonds pour leurs projets ?
  • Quels types de financement sont les mieux adaptés aux besoins des femmes entrepreneures, et comment les institutions financières peuvent-elles mieux répondre à ces besoins ?

Développer un bon niveau d’estime de soi et ne pas hésiter à solliciter des financements ou à présenter leur projet à des investisseurs.

  • Prendre les dispositions nécessaires pour la gestion des contraintes familiales afin de consacrer du temps à leurs projets
  • Participer à des évènements de réseautage dédiés aux femmes afin de développer un réseau professionnel plus étendu permettant de capter d’éventuels partenariats pouvant aboutir à des opportunités de financement de leur projet et le développement de leurs activités
  • Soumissionner en se rapprochant des programmes d’accompagnement dédiés aux femmes comme le PAFE et Femmpact conduits par CI PME.

Types de financement :

  • Subventions publiques ou prêts à taux préférentiels ;
  • Fonds de garantie bancaire à l’initiative des femmes. Il permet de faciliter l’accès au crédit bancaire des femmes porteuses d’un projet de création, et de développement d’entreprises ;
  • Fonds d’amorçage dédié aux jeunes femmes entrepreneures
  • Programmes de mentoring et de soutien technique dédiées aux femmes (conseils, coaching, formations, mise à disposition d’outils de gestion, mise à disposition d’infrastructures, etc.) ;
  • Programmes d’accompagnement régionaux pour l’entreprenariat des femmes

Pour le faire il faut :

  • Mise en place de réseaux d’accompagnement et d’incubateurs féminins
  • Initiation de la journée de la femme digitale (rendez-vous féminin de l’innovation)
  • Créer un réseau bancaire dédié aux femmes
  • Aides internationales pour les femmes entrepreneures
  • Initiation de la journée des femmes entrepreneures en vue de sensibilisation et formation

4. Le rôle de l’accompagnement et des programmes de soutien 

  • Comment évaluez-vous l’impact des programmes d’accompagnement comme le PAFE et FEMMPACT sur l’entrepreneuriat féminin ? Quels résultats avez-vous observés ?
  • En quoi ces programmes spécifiques peuvent-ils aider à surmonter les défis liés au financement, à la gestion des entreprises et à la reconnaissance des femmes entrepreneures ?

L’impact de FEMMPACT et PAFE a été très positif selon moi ! Ces programmes ont permis aux femmes bénéficiaires de mieux structurer leurs entreprises, d’accéder à des financements et de développer leurs compétences en gestion. Nous avons vu des entrepreneures passer du stade artisanal à des entreprises bien structurées grâce à ces initiatives.

De façon opérationnelle, ces programmes offrent des formations pratiques, du mentorat et un accès facilité aux institutions financières. Certains programmes mettent également en relation les entrepreneures avec des marchés, ce qui leur permet de sécuriser des contrats et d’accroître leur chiffre d’affaires.

5. L’importance du réseau et de la solidarité féminine 

  • Selon vous, quelle est l’importance du réseau et de la solidarité entre femmes entrepreneures dans la réussite des projets ? Comment encourager cette dynamique en Côte d’Ivoire ?
  • Quels conseils donneriez-vous aux femmes entrepreneures pour développer leur réseau et accéder à des opportunités de partenariats et de collaborations ?
  • Selon vous, quelle est l’importance du réseau et de la solidarité entre femmes entrepreneures dans la réussite des projets ? Comment encourager cette dynamique en Côte d’Ivoire ?

Le réseau et la solidarité entre femmes entrepreneures jouent un rôle essentiel dans la réussite des projets. En Côte d’Ivoire, comme partout ailleurs, l’entrepreneuriat est semé de défis : accès au financement, acquisition de compétences, visibilité sur le marché, etc. Avoir un réseau solide permet de partager des expériences, d’obtenir des conseils pratiques et de bénéficier de l’effet de levier du bouche-à-oreille.

La solidarité féminine, quant à elle, crée un environnement de confiance où les entrepreneures se soutiennent mutuellement en partageant des opportunités, en collaborant sur des projets et en s’entraidant face aux obstacles. Cette dynamique favorise l’émergence d’un écosystème entrepreneurial inclusif et résilient, où les femmes ne se sentent pas isolées mais plutôt intégrées dans une communauté porteuse de croissance.

A titre d’exemple, nous pouvons citer le système AVEC (Associations Villageoises d’Epargne et de Crédit) beaucoup utilisé par les organisations et associations de femmes entrepreneurs en milieu rural.

Pour renforcer le réseau et la solidarité entre femmes entrepreneures en Côte d’Ivoire, plusieurs actions peuvent être mises en place :

  • Créer et dynamiser des espaces d’échanges : Organiser des forums, des conférences et des groupes de networking dédiés aux femmes entrepreneures pour favoriser les rencontres et les partages d’expériences ;
  • Faciliter l’accès aux financements collaboratifs : Promouvoir des fonds d’investissement solidaires ou des groupes de cotisation pour soutenir les projets portés par des femmes ;
  • Valoriser les success stories : Mettre en avant des modèles de réussite féminins inspire d’autres femmes et prouve que la solidarité et le réseautage sont des clés du succès.
  • Exemple : Balados By CI PME
  • Développer des plateformes digitales de mise en relation et de mentorat Des plateformes dédiées à l’entrepreneuriat féminin peuvent permettre aux femmes de trouver des partenaires, des investisseurs et des clientes plus facilement et aussi de bénéficier d’un accompagnement sur mesure.
  • Exemple : Plateforme NORA
  • Quels conseils donneriez-vous aux femmes entrepreneures pour développer leur réseau et accéder à des opportunités de partenariats et de collaborations ?

Participer activement aux événements professionnels : Forums, salons, workshops et formations sont des occasions idéales pour rencontrer d’autres entrepreneures et élargir son cercle de contacts ;

Rejoindre des associations et des groupes d’entrepreneures : Intégrer des structures ou des réseaux dédiés aux femmes entrepreneures ;

Être active sur les réseaux sociaux professionnels : LinkedIn, Facebook et WhatsApp sont de puissants outils pour échanger, se faire connaître et identifier des opportunités de collaboration ;

Pratiquer le networking intentionnel : Construire des relations authentiques et stratégiques en apportant de la valeur aux autres avant de demander un soutien ;

Oser demander et proposer des collaborations : Ne pas hésiter à contacter des partenaires potentiels, à solliciter des rendez-vous et à se positionner sur des projets communs.

La dynamique de réseautage et de solidarité féminine est un levier puissant pour la réussite des entrepreneures en Côte d’Ivoire. En favorisant l’entraide, l’accès à l’information et aux opportunités, nous contribuons ensemble à l’émergence d’une nouvelle génération de femmes influentes et prospères dans l’écosystème entrepreneurial ivoirien.

6. Le futur de l’entrepreneuriat féminin 

  • Comment voyez-vous l’évolution de l’entrepreneuriat féminin dans les prochaines années ?
  • Quelles sont les actions à mettre en place, selon vous, pour renforcer la place des femmes dans les secteurs à forte croissance comme la technologie, les énergies renouvelables ou l’agroalimentaire ?

Selon le Global Entrepreneurship Monitor, près de 27 % des femmes adultes en Afrique subsaharienne sont engagées dans des activités entrepreneuriales ;

Les secteurs d’intervention des entreprises dirigées par les femmes : l’agroalimentaire, le textile, le numérique, la transformation comme la production de jus naturels et la fabrication de conserves, la mode, l’artisanat, la santé, le bien-être, la formation et l’éducation ;

Selon la Banque Africaine de Développement, près de 70% des femmes entrepreneures estiment que l’accès au capital est leur principal défi ;

Les attentes liées au rôle traditionnel des femmes dans la société africaine limitent souvent leur capacité à entreprendre, les contraignant à jongler entre responsabilités familiales et ambitions professionnelles ;

Le manque d’accès aux réseaux professionnels et aux mentors constitue un autre défi ;

Sans accès aux technologies modernes ni à une formation continue, les entrepreneures ont du mal à innover et à rester compétitives sur le marché globalisé ;

En Afrique de l’Ouest, les femmes entrepreneures dominent souvent dans le commerce informel et l’artisanat. Ces secteurs bénéficient de traditions anciennes de coopération communautaire, où les femmes se soutiennent mutuellement via des associations ou des tontines, des systèmes de financement informels. Des pays comme le Ghana, le Nigeria ou le Sénégal sont des exemples frappants, où des femmes bâtissent des empires commerciaux à partir de petites initiatives locales ;

 Selon les statistiques de ONUFEMMES, Une femme sur 10 vit dans l’extrême pauvreté (soit 10,3 %). Si les tendances actuelles se poursuivent, d’ici 2030, 8 % de la population féminine mondiale, soit 342,4 millions de femmes et de filles vivra encore avec moins de 2,15 dollars par jour. La plupart d’entre elles (soit 220,9 millions) sont en Afrique subsaharienne ;

Dans le monde, on estime que 73,5 % des femmes occupant un emploi rémunéré n’ont pas accès à une protection sociale ;

Dans les économies en développement, 78 % des hommes indiquant posséder un compte dans une institution financière officielle, contre 74 % des femmes ; cependant en Côte d’Ivoire, les femmes ont moins d’opportunités que les hommes d’accéder à des institutions financières ou d’être titulaires d’un compte bancaire ;

37% des femmes dans le monde n’ont pas accès à internet ;

Près de 60 % des femmes entrepreneurs à l’échelle mondiale sont dans l’économie informelle et, dans les pays à faible revenu, ce taux passe à 90 %, selon les dernières recherches de 2018 ;

En Afrique subsaharienne, 66 % des femmes entrepreneures sont dans les systèmes agroalimentaires, contre 60 % des emplois des hommes ;

  • ACTIONS A MENER POUR LA PROMOTION DE L’ENTREPRENEURIAT FEMININ DANS LES SECTEURS DE LA TECH-NUMERIQUE, LES ENERGIES RENOUVELABLES ET L’AGROALIMENTAIRE

L’intensification des programmes de soutien, de formation et d’accompagnement ;

Le développement de programmes de mentorat en vue de mettre en relation des femmes entrepreneures expérimentées avec des femmes en début d’activité ;

L’organisation de MasterClass et de conférences pour sensibiliser, informer et promouvoir l’entrepreneuriat féminin dans le numérique, les énergies renouvelables et l’agroalimentaire ;